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L'utilisation de l'espace


PNDD

Au cours des vingt dernières années, le Luxembourg s’est développé de manière très dynamique et s’est établi comme le moteur économique de la Grande Région. En raison de cette évolution, le nombre d’emplois, d’habitants et de frontaliers a augmenté. Le changement de la structure économique a également entraîné la forte consommation foncière déjà mentionnée.

Le facteur responsable de cette évolution est e. a. la division de la fonction des espaces. Les emplois sont implantés prioritairement dans la Ville de Luxembourg ou dans les communes avoisinantes (50 %), tandis que le domicile est déplacé vers la périphérie des agglomérations et dans l’espace rural.

Ces processus sont encouragés par une coordination insuffisante des zones constructibles par les communes et une augmentation extrême des prix du logement dans l’ensemble du pays, notamment dans le centre.

En plus, les lotissements sont souvent construits à des endroits ne pouvant être raccordés à terme de manière satisfaisante aux transports publics. Un tel développement encourage le transport individuel et risque de fragmenter davantage encore des espaces déjà fortement morcelés. Cela aura des conséquences négatives sur la qualité du paysage, d’autres utilisations et la diversité biologique.

Compte tenu de l’efficacité à long terme, voire de l’irréversibilité des structures ainsi créées, et en considérant que l’espace constitue une ressource limitée et non renouvelable, les réflexions concernant l’utilisation de l’espace occupent une fonction transversale dans le Plan pour un développement durable ; elles doivent êtres prises en considération dans tous les domaines politiques.

Grâce au concept intégré des infrastructures de transports et du développement spatial (IVL) de 2004, le Luxembourg dispose déjà d’un cadre ambitieux pour le développement régional et national de son territoire dont la mise en œuvre progressive servira également à la réalisation des objectifs du développement durable du pays.