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L'égalité


Une politique qui inclut toute la population fait également partie d’un développement durable. Sur la base des réalités de la vie des femmes et des hommes, il convient d’identifier les domaines dans lesquels l’égalité n’est pas (encore) atteinte et quelles sont les conséquences qui en résultent sur la qualité de vie de chaque individu. Pour le Luxembourg, les constatations suivantes peuvent être formulées :

  • Dans les institutions de l’État, les femmes sont nettement sous-représentées dans les postes à responsabilité (ministres : environ 27 %; députés : environ 23 %; membres du Conseil d’État : environ 29 %; bourgmestres : environ 10 % de femmes).
  • Dans la vie privée, le congé parental est pris par environ un quart par les hommes et par environ trois quarts par les femmes.
  • Environ 35 % des femmes travaillent à temps partiel, mais seulement environ 5 % des hommes.
  • Dans l’ensemble, environ 55 % des femmes et environ 73 % des hommes exercent une activité professionnelle.
  • Dans les conseils d’administration, seules 16 % de femmes sont représentées, dans la direction environ 24 %.
  • L’écart de rémunération s’élève à environ 12 %, au détriment des femmes.
  • 23 % des femmes gagnent moins de 2 000 euros par mois (par rapport à 10 % des hommes).
  • À conditions égales, le risque de chômage est deux fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes.

Le travail à temps partiel et un salaire inférieur ont des conséquences négatives sur les droits de pension, de sorte que les femmes (également suite à un divorce) dépendent plus d’une aide de l’État. Il en résulte des désavantages à long terme en ce qui concerne le revenu, la sécurité sociale et les chances de carrière.

PNDD

Le stéréotype traditionnel de la femme en tant que la personne responsable de l’éducation, de la prise en charge de la famille et des soins continue à déterminer la réalité de la société sans que ce travail non-professionnel (non rémunéré) soit suffisamment apprécié à sa juste valeur. C’est pourquoi il convient d’œuvrer à une participation accrue des hommes aux tâches ménagères ainsi qu’à leur activité dans les professions de soins et de prise en charge.