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Diversité biologique


La diversité biologique au Luxembourg s’est réduite de manière inquiétante ces trente dernières années. Les facteurs responsables de cette situation sont liés au développement des agglomérations, les zones commerciales et l’intensification de l’agriculture. Les espèces menacées sont certaines plantes (p. ex. les fougères) ainsi que de nombreux animaux sauvages.

En effet 62 % des poissons, 61,5 % des amphibiens, 54,8 % des mammifères, 41,5 % des oiseaux et 33 % des reptiles au Luxembourg sont menacés. La proportion d’arbres endommagés a également nettement augmenté (presque deux tiers des arbres présentent des dommages apparents).

PNDD

En ce qui concerne les ressources naturelles, 93 % de l’eau se trouve dans un état moyen à mauvais, principalement dû au déversement des eaux usées pas suffisamment traitées et aux pollutions diffuses. En ce qui concerne le sol, la consommation foncière journalière s’élève à env. 1,3 ha. Cela correspond à 4,3 km³ par an, qui sont transformés de surfaces non bâties en surfaces bâties. Certes, la qualité de l’air présente une amélioration ces dernières années, mais les émissions des dioxydes d’azote (NO2) et les particules fines en suspension dans l’air (PM10) aux grandes jonctions routières de la Ville de Luxembourg sont critiques.

PNDD

La ressource matériau pose problème quand, après son utilisation, elle devient déchet. Malgré des taux de réutilisation partiellement élevés, la production de déchets électriques et électroniques, d’emballages, de matières plastiques et de déchets de construction augmente de façon fulgurante au Luxembourg.

Dans les domaines du bâtiment et du logement, de la mobilité et de l’alimentation, la durabilité de la consommation et de la production joue un rôle important. Ainsi, la surface d’habitation moyenne des maisons unifamiliales au Luxembourg augmente constamment depuis des années (de 135 m2 dans les années 70 à 187 m2 en 2005).

Pour l’alimentation de sa population, le Luxembourg a besoin actuellement environ du double de sa superficie agricole utilisée, surtout à cause d’une consommation élevée d’aliments d’origine animale (plus de 90 kg de viande par habitant et par an). Le secteur public lui aussi est loin d’avoir épuisé ses possibilités d’influencer la consommation dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la sécurité dans le sens d’une durabilité socio-écologique.