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Le climat


La maîtrise du changement climatique constitue l’un des grands défis du XXIe siècle. Au cours des 150 dernières années, la température moyenne a augmenté de 0,9°C en Europe. Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), le réchauffement climatique de ces cinquante dernières années est très largement dû à l’homme et à ses activités.

PNDD

Sans aucune mesure corrective, il faut s’attendre à une autre augmentation de la température moyenne jusqu’à 4,0°C d’ici 2100. Cela aurait des conséquences au niveau mondial comme des pluies excessives, des inondations, des vagues de chaleur, des périodes de sécheresse et un manque d’eau ainsi qu’une montée du niveau de la mer de 18 à 59 cm. En cas de fonte ou de glissement des glaces au Groenland et dans l’Antarctique occidental, le niveau de mer monterait même de 7 à 20 m.

À côté des incidences pour l’homme et la nature, les coûts du changement climatique pour l’économie mondiale sont estimés à 5-20 % du produit intérieur brut (PIB) international en cas de non-intervention. C’est pour cette raison que selon le GIEC l’augmentation de la température moyenne devrait être limitée à 2°C au niveau mondial; la communauté internationale s’est ralliée à cet objectif à Cancún.

Les coûts d’une stabilisation des émissions des gaz à effet de serre sont estimés à 0,12 % des taux de croissance annuels du PIB. Les coûts économiques d’une intervention dans le sens de la protection du climat sont donc considérablement inférieurs aux coûts découlant d’une non-intervention. Ainsi l’efficience énergétique deviendra un paramètre-clé de la compétitivité économique.

Cela est en contradiction avec les prévisions énergétiques selon lesquelles la demande en énergie doit augmenter de 50 % d’ici 2030, demande couverte dans le secteur des transports à 95 % par le pétrole.

Entre 1990 et 1998, le Luxembourg a connu une régression de ses émissions de gaz à effet de serre, essentiellement attribuable à la restructuration de la sidérurgie. En 2005, les émissions ont à nouveau atteint le même niveau que 1990, essentiellement dû aux transports croissants.

Le développement durable exige e. a. une politique énergétique en concordance avec les objectifs de sécurité d’approvisionnement, de compétitivité et de durabilité écologique ainsi qu’une politique de protection du climat telle que développée par le Partenariat pour le climat et l’environnement, y compris une stratégie d’adaptation aux conséquences déjà inévitables du changement climatique.